L’origine du syndrôme n’est pas encore à ce jour déterminée avec certitude. Aussi, doit-on se contenter d’hypothèses plus ou moins probables :
Compte tenu de la fréquence des douleurs musculaires chroniques chez les fibromyalgiques, il est légitime d’envisager cette hypothèse. Néanmoins, seuls quelques dérèglements mineurs au niveau musculaire ont parfois été rapportés : diminution des phosphates énergétiques, réaménagement de l’endothélium capillaire. En revanche, les analyses biologiques ne révèlent pas d’atteinte inflammatoire. Dans la mesure où, en outre, les capacités musculaires sont globalement conservées chez les fibromyalgiques, la « piste de l’origine musculaire» ne paraît plus crédible aujourd’hui.
Aucune de ces hypothèses n’a fait l’objet d’une validation scientifique satisfaisante.
L’abaissement du seuil de perception de la douleur serait lié à une altération des mécanismes centraux d’intégration des stimuli nociceptifs.*
Les anomalies constatées sont de plusieurs types :
*Fibromyalgie : un état allodynique généralisé – Pr J.M. Le Parc, Dr E. Houvenagel, Pr F. Blotman, Dr E. Thomas – Actualités Innovations Médecine n° 119-2006
Le stimulus est un agent agresseur d’origine mécanique, thermique, chimique,...Il doit être d’une intensité supérieure
au seuil de déclenchement de la réponse. En ce cas, la zone lésée est le siège d’une réaction inflammatoire avec libération de substances telles que l’histamine, la sérotonine, les prostaglandines, la bradykinine,...
La fixation de ces substances sur les nocicepteurs créé un Potentiel d’Action ou influx nerveux qui se propage le long d’un neurone sensitif jusqu’au ganglion spinal de la moelle épinière (les nocicepteurs sont situés dans les tissus cutané, musculaire strié, musculaire lisse : viscères, vaisseaux, articulaire et osseux.....Certaines régions du corps en sont abondamment pourvues...telle la pulpe dentaire !)
Les potentiels d’action parvenus dans la corne dorsale de la moelle épinière provoquent la libération de différentes substances dont la substance P (P étant l’initiale de pain, douleur en anglais), peptide considéré comme le principal neurotransmetteur de la douleur (la morphine, puissant analgésique, agit en inhibant la libération de substance P) et d’un acide aminé, le glutamate.
4ème étape
Le message chemine dans la moelle épinière jusqu’au cortex cérébral ou s’effectue sa discrimination (localisation et identification au niveau du lobe pariétal) et l’intégration de facteurs émotionnels (lobe frontal) qui induisent une réponse différenciée d’un individu à l’autre.
5ème étape
Le potentiel d’action quitte le cerveau par une fibre motrice qui descend le long de la moelle épinière. Elle est reliée par l’émergence d’un nerf rachidien à l’organe effecteur (muscle, glande,...) qui exécute la réaction (mouvement réflexe ou
"réfléchi", sudation, décharge d’adrénaline,...).